Lu en 2004

Anne Rice atteint son paroxysme dans ce premier tome de « la saga Mayfair ». Elle y déploie tout son talent de conteuse. Son imagination complexe est poussée avec une simplicité qui pourrait en effrayer plus d’un vu l’ampleur de l’histoire développée. On retrouve toujours cet aspect attachant et psychologiquement pénétrant des personnages. C’est fascinant.

Pas de vampire en personnages principaux dans cette saga, mais des sorcières et des sorciers. Beaucoup de sorcellerie, de vies, de siècles, de complots, de mystères et d'amours dans ce premier livre.

Le lien maléfique est magnifique. Je n’ai pas souvenirs d’une lecture aussi abouti et enrichissante. L’élément fantastique est subtilement amené et on aurait peine à ne pas croire en l’existence du surnaturel dépeint par Anne Rice, tellement celui-ci nous parait naturel dans ce monde qui est le notre.

Le Talamasca, organisation secrète étudiant les ombres de notre terre depuis des siècles. La plausibilité de l’existence d’une telle confrérie nous semble grande t’en elle est bien intégré à notre monde, historiquement et matériellement. Le schéma hiérarchique de la famille Mayfair, si bien expliqué dans les âges… L’existence de ce Lasher, l’esprit… Michael, son parcours… Enfin, cette rencontre entre chacune de ces parties du roman, cet assemblage d’explications, pour aboutir à cette fresque totalement incroyable !

On découvre: Une dynastie de sorcières, leurs origines, leur histoire propre et majoritairement tragique, leurs pouvoirs et leur « Esprit Lasher ». L’impact de cette famille et de l’Esprit dans notre monde contemporain, sur la dernière descendante Rowan. Le destin de Michael dans cette étrange aventure. L’héritage mystérieux de l’émeraude. La malédiction...

Ce livre marque et nous emprisonne dans ces filets noueux. Une fois commencé aucune issu n’est accessible. L’histoire Mayfair attire comme un aimant, et nous emporte totalement à travers les âges. Bizarrement on en ressort comme ensorcelé et changé. Ce livre ne laisse pas indemne, du moins c’est l’effet qu’il m’a fait…

Malgré l'épaisseur du livre et sa petite écriture, il en vaut vraiment la lecture! (762 pages et une lettre deux fois plus petite que la normal :) )

Article écrit le 4 juillet 2007 sur Mental Fluids