19 août 2009
Nouvelle adresse, nouveau départ
12 janvier 2009
Angemort, Sire Cédric
Héhé,
et bien sincèrement je reste sans voix et mon esprit de cesse de
bouillonner depuis que j’ai achevé la lecture de ce bouquin ! Et quel
bouquin ! Les romans horrifiques sont une denrée rare de nos jours en
France. Mais il ne faut pas désespérer, la preuve…
J'ai
trouvé plutôt amusant la manière dont le Sire introduisait une
référence à son groupe de musique actuel dans le roman… Malin…
[Grimoria]
Rhaa je ne vais pas me mettre à conter les scènes qui
m'ont paru les meilleurs, cela gâcherait l'effet de surprise… Dur de
résister... En tout cas le sanglant et l'érotisme sont enivrants! Ahh
et Jad, magnifique aspect psychologique, à vrai dire je me retrouverais
même en elle sur certains points… Asiel, incarnation type du mâle rêvé,
Mmh! Oh et puis cet attendrissant Cheverny, son choix final..
D'ailleurs la scène est vraiment époustouflante!
Enfin, il faut lire…
Écrit sur Mental Fluids
Petite cuisine du diable, Poppy Z Brite
Un
peu déroutant. L’univers reste le même, La Nouvelle-Orléans, le fond
sonore, les méandres et les ombres inquiétantes de la cité… Cependant
le livre parait plus léger, moins extrême. Comme si la vivacité
habituelle de Poppy Z Brite s’était affaiblie. Elle le précise dans sa
préface mais cela reste tout de même surprenant. Certes, si l’on
compare avec le corps exquis, Âmes perdues
Les nouvelles sont bonnes, mais il y a un coté répétitif dans tout cela ! Une certaine lassitude si je puis dire m’a envahi à certains moments… Toujours les mêmes thèmes, mais sans nouveau… Fascination pour les corps, surtout ceux de deux hommes qui s’aiment, le goût prononcé pour le gore et l’étrange et puis ce leitmotiv autour de la cuisine ! Certes cela n’est pas déplaisant, cependant lorsque l’on compare avec les œuvres précédentes, on ne peut nier que la répétition est là et qu’elle est effectuée avec mon de talent ! D’où une certaine déception. Ceux qui n’auront rien lu de PZB, trouveront ce recueil excellent, mais pas ceux ayant goûté au paroxysme de son écriture. Non, c’est évident !
Bon, il ne faudrait pas être vache non plus ! De plus on ne peut se permettre de juger de l’infériorité d’un bouquin… Et puis, cela reste tout de même un voyage au cœur de la Nouvelle-Orléans… Je dirais que l’on passe d’un extrême à l’autre dans la qualité de ces nouvelles. En effet, Le marais au lanterne, fabuleuse, emplie de mystères et de magie noir, détrône toutes les autres, et les relègue loin, loin… Mais cette idée du docteur Brite et la psychologie magnifique de certains persos touche egalement… Enfin ce n’est que mon avis ! Et il faut admettre que certaines nouvelles sont incompréhensibles et la plupart décevantes…
Mais
bon, ce livre vaut la lecture, rien que pour ce rendre compte de
l’excellence des autres œuvres… Et puis PZB, nous offres, tout de même
de bonnes nouvelles… Qui ne laissent pas insensible ! Le lecteur novice
trouvera dans la cuisine du diable, des nuits tourbillonnantes dans
l’ivresse de l’absinthe, un érotisme parfois torride, de beaux paysages
crépusculaires et des personnages forts. Du Brite, pour résumer :) mais
avec légèreté ! Ne pas l’oublier… Les lecteurs mordus ne retrouverons
que la répétition de se qui a déjà été exploré, et en moins bien…
Disons que ce livre, pourrait servir pour tous ceux qui ne connaissent pas encore l’une des plus talentueuses plumes, de prologue… Et pour moi et tout les amoureux de cette dame, ce recueil restera tout de même une bonne délectation…
Bref, ce petit guide culinaire écrit par le Diable lui-même, reste au final, un petit joyau macabre, qui est certes moins bon que les précédents, mais que l’on aime malgré tout.
Article écrit sur Mental Fluids
Le lien maléfique, Anne Rice
Anne Rice atteint son paroxysme dans ce premier tome de « la saga Mayfair ». Elle y déploie tout son talent de conteuse. Son imagination complexe est poussée avec une simplicité qui pourrait en effrayer plus d’un vu l’ampleur de l’histoire développée. On retrouve toujours cet aspect attachant et psychologiquement pénétrant des personnages. C’est fascinant.
Pas de vampire en personnages principaux
dans cette saga, mais des sorcières et des sorciers. Beaucoup de
sorcellerie, de vies, de siècles, de complots, de mystères et d'amours
dans ce premier livre.
Le lien maléfique est magnifique. Je n’ai
pas souvenirs d’une lecture aussi abouti et enrichissante. L’élément
fantastique est subtilement amené et on aurait peine à ne pas croire en
l’existence du surnaturel dépeint par Anne Rice, tellement celui-ci
nous parait naturel dans ce monde qui est le notre.
Le
Talamasca, organisation secrète étudiant les ombres de notre terre
depuis des siècles. La plausibilité de l’existence d’une telle
confrérie nous semble grande t’en elle est bien intégré à notre monde,
historiquement et matériellement. Le schéma hiérarchique de la famille
Mayfair, si bien expliqué dans les âges… L’existence de ce Lasher,
l’esprit… Michael, son parcours… Enfin, cette rencontre entre chacune
de ces parties du roman, cet assemblage d’explications, pour aboutir à
cette fresque totalement incroyable !
On découvre: Une dynastie
de sorcières, leurs origines, leur histoire propre et majoritairement
tragique, leurs pouvoirs et leur « Esprit Lasher ». L’impact de cette
famille et de l’Esprit dans notre monde contemporain, sur la dernière
descendante Rowan. Le destin de Michael dans cette étrange aventure.
L’héritage mystérieux de l’émeraude. La malédiction...
Ce
livre marque et nous emprisonne dans ces filets noueux. Une fois
commencé aucune issu n’est accessible. L’histoire Mayfair attire comme
un aimant, et nous emporte totalement à travers les âges. Bizarrement
on en ressort comme ensorcelé et changé. Ce livre ne laisse pas
indemne, du moins c’est l’effet qu’il m’a fait…
Malgré
l'épaisseur du livre et sa petite écriture, il en vaut vraiment la
lecture! (762 pages et une lettre deux fois plus petite que la normal
:) )
Article écrit le 4 juillet 2007 sur Mental Fluids
Dreamworld, Sire Cédric
Sire Cédric nous offre en ce début d’hiver 2007 sa troisième publication aux éditions Nuit D’Avril.
Dreamworld est un recueil de nouvelles envoûtantes et extrêmement poétiques. Chacune d’elles nous effleurent avec un raffinement des plus réussi et nous procurent des vagues successives de frissons. Une grande poésie pour une plume des plus pénétrantes.
Nous retrouvons dans ces pages l’écriture attractive des écrits précédents de Sire Cédric. C’est-à-dire un style imagé qui laisse place à l’imaginaire du lecteur tout en lui incisant sa précision. Cependant une certaine évolution est remarquable dans la plume de Sire Cédric. Les mots semblent avoir subit un crescendo dans leur sens et leur pertinence. Ils ne sont plus seulement graphiques et sublimes mais également spirituels. La dimension hypnotique et imagée devient initiatique et pousse notre réflexion bien plus loin. Du moins encore plus qu’auparavant…
Dreamworld est une antre onirique où il fait bon de se perdre. Une lueur dans un monde rendu méconnaissable par une réalité bien trop oppressante. Une véritable carte salvatrice nous menant dans le rêve, loin de toutes absurdités néfastes. Une fuite désespérée face à la souffrance. Une source émotionnelle violente d’espérance.
Ici, des enfants n’hésitent pas à franchir les limites de la réalité afin de sauver l’âme d’un compagnon aimé. Les cauchemars les plus effroyables prennent consistances et sont absorbés par des êtres aux stigmates étranges. L’ange sans nom des suicidés se fait détrôner sensuellement par une jeune créature aux charmes inégalables sous les notes du sonate lunaire de Beethoven. Un poète fusionne sublimement avec sa muse. Une ville spectrale surgit dans les couleurs de l’arc en ciel afin d’effleurer l’humanité. Un jeune désespéré sombre dans un onirisme total. Deux âmes jumelles et pures sont victimes de l’ignorance de ceux qui ont fuit le rêve. Une femme poursuit son rêve jusqu’à la fusion.
Un recueil des plus troublant qui n’a de cesse de nous rappeler que pour faire éclater la névrose il suffit parfois de s’ouvrir et d’aller plus loin que ce que la réalité nous impose sans relâche. « Car on dit aussi que la magie existe tant qu’on croit en elle. Et surtout, qu’il n’est jamais trop tard pour la faire renaître… »
Article du 20 Mars 2008 écrit sur Mental Fluids





